Plusieurs facteurs, décelables à partir d’un questionnaire, apparaissent très prédictifs d’une difficulté parentale voire d’une maltraitance. Notamment la fragilité psychique des parents et la vision négative qu’ils peuvent avoir de leur propre enfance.

Cette étude* publiée dans la revue Child Abuse and Neglect consiste en une évaluation en contexte néerlandais de l’échelle de détection précoce du risque d’abus physique et de négligence (Early Risks of Physical Abuse and Neglect Scale, ERPANS) mise au point en Belgique. Il s’agit originellement d’une échelle d’observation pour les infirmières des services de santé pédiatriques. La présente étude a porté sur 1257 familles de nouveaux-nés.

Intégrer les facteurs de risque en prévention primaire

Les auteurs rappellent la pertinence des modèles d’analyse écologiques qui prennent en compte les facteurs de risque inhérents aux parents, à l’enfant et au contexte social. Pour les parents, sont ainsi évoqués l’âge, le statut marital, la santé mentale, l’abus de substances, le niveau de stress, l’isolement, les capacités d’adaptation, les antécédents de maltraitance pendant l’enfance, les traits de personnalité, la connaissance du développement de l’enfant et les compétences parentales. Du côté de l’enfant, il faut prendre en compte la santé physique, le comportement, le tempérament et l’état du développement. Le contexte inclut le manque de soutien social et l’insécurité du voisinage. (…)