Le 5 novembre prochain la Fondation pour l’Enfance organise un colloque sur le thème « petite enfance et numérique », avec comme fil conducteur une sensibilisation sans dramatisation. Cette journée sera notamment l’occasion de revenir sur les fondamentaux du développement de l’enfant, d’aborder les questions juridique, la protection des données et l’état du marché concernant l’offre pour les plus jeunes. Lucie Burgat, infirmière puéricultrice, coordinatrice Ile de France pour la société de crèches Les Petits Chaperons Rouges, participera à la première table-ronde de cet événement, dédiée aux pratiques parentales et professionnelles (voir le programme complet). Elle nous fait part de ses constats et de l’accompagnement mis en œuvre pour les parents.

Vous allez intervenir lors du colloque organisé par la Fondation pour l’Enfance le 5 novembre prochain. En quoi ce sujet constitue-t-il une source de réflexion au sein des crèches de votre groupe ?

Lucie Burgat. Nous avons d’une part créé un format de réunions pour les parents il y a 3 ou 4 ans. Le sujet n’était pas encore tellement à la mode mais nous sentions qu’il se passait quelque chose. Notamment parce que des parents avec un premier enfant en avait un deuxième et se trouvaient embêtés : le petit voulait suivre ce que faisait le grand. Nous sommes donc entrés dans le sujet par les fratries. Le cadet a accès aux contenus de l’aîné, cela décale tout en permanence sur la question de l’âge et cela nécessite de faire du tri. D’autre part, en crèche, les professionnelles observent les enfants et en fonction de ce qu’ils font, elles voient très vite si l’enfant a l’habitude de jouer avec un téléphone ou de regarder beaucoup la télévision. (…)