Passionnante étude publiée par des chercheurs américains concernant des familles en Tanzanie sur les facteurs de risque et de protection pour le développement de l’enfant. Les auteurs soulignent que les méthodes éducatives rudes voire violentes ont un impact négatif sur le développement socioémotionnel des enfants. Là-bas comme ici.

En 2010 33% des enfants de 3 à 4 ans des pays faiblement ou moyennement développés (LMICs pour « low and middle income countries »), soit 80,8 millions d’enfants au total, échouaient à atteindre les acquisitions de base dans le développement cognitif et ou socioémotionnel. Or, les habiletés précoces sont très prédictives du potentiel atteint ensuite et des caractéristiques de vie à l’âge adulte (niveau scolaire, rémunération, comportement violent), d’où le besoin urgent de modifier la trajectoire développementale de façon précoce pour donner l’opportunité à ces enfants de bien grandir. Les -nombreux- facteurs de risque commencent à être bien identifiés : la qualité de la nutrition infantile, la qualité des soins prodigués à la maison, les maladies. Des travaux récents ont mis en exergue les effets positifs d’interventions intégrées combinant des éléments alimentaires et la stimulation du développement cognitif. Mais, pour les auteurs du présent article publié dans la revue Child : care, health and development, la façon dont la nutrition prénatale et périnatale et les pratiques parentales peuvent impacter des domaines spécifiques du développement demeure encore très méconnue. (…)