Cette étude publiée à la fin de l’année 2017 dans la revue Psychological Science affine les connaissances sur l’association entre milieu socio-économique et développement langagier. Au-delà du nombre de mots prononcés autour d’eux, si les enfants de milieu aisé présentent un meilleur développement précoce en matière de langage, c’est parce qu’ils sont davantage engagés dans des interactions conversationnelles avec leurs parents. Ces interactions langagières entre parents et enfants impactent considérablement le cerveau des tout-petits. Parler à son enfant c’est bien, parler avec lui c’est encore mieux.

En introduction, Rachel Romeo et Julia Anne Leonard, les auteurs de cette étude rappellent ce qui apparaît aujourd’hui comme une évidence quasi incontestée à la plupart des spécialistes du sujet : la quantité et la qualité du langage entendu pendant la toute petite enfance constituent les soubassements du développement du langage de l’enfant et de ses futures capacités d’apprentissage du langage écrit. Il semble aussi que ce bain de langage précoce impacte des capacités non verbales incluant les fonctions exécutives, l’habileté mathématique et les compétences sociales. (…)