Lors des 21èmes Rencontres de pédiatrie Pratique, sous la coordination scientifique de Georges Picherot, une table-ronde a permis de revenir sur le harcèlement scolaire, avec l’éclairage d’une pédopsychiatre qui avait défriché ce sujet bien avant qu’il ne devienne une priorité ministérielle.

Le docteur Nicole Catheline, pédopsychiatre, praticien hospitalier à Poitiers, l’une des premières à s’être intéressée au phénomène en France, rappelle que c’est en 2011 que le sujet a été considéré comme un problème de santé publique, à l’initiative d’Eric Debarbieux, ancien délégué ministériel à la prévention de la violence scolaire. Depuis, le harcèlement a vraiment été porté par le Ministère de l’Education Nationale, au risque que sa définition soit perdue de vue. Trois critères doivent être réunis pour constituer un harcèlement : il s’agit d’une conduite intentionnellement agressive visant à humilier et à mettre l’autre en situation de domination, conduite qui se répète et qui dure. Le phénomène est difficile à quantifier dans la mesure où il repose sur des auto-déclarations.