Deux articles qui viennent de paraître dans les revues Scientific Reports et Plos One mettent en relation le statut socio-économique de la famille, notamment la situation de pauvreté, et le fonctionnement cérébral de l’enfant.

Dans le premier article, publié par Scientific Reports, intitulé “Socioeconomic disparity in prefrontal development during early childhood“* , les chercheurs, japonais, s’intéressent à l’activité du cortex préfrontal chez les jeunes enfants au cours de tests requérant une bonne flexibilité mentale.

Milieu social et fonctions exécutives

Les auteurs le posent en introduction : plusieurs études récentes ont montré que le statut socio-économique a un impact sur le développement cognitif, social mais aussi neuronal des enfants. Les jeunes des milieux les moins aisés manifestent des performances plus faibles pour les tâches relevant des fonctions exécutives (inhibition, planification, attention, flexibilité, mémoire de travail, soit ce qui permet à un individu de s’adapter à une situation nouvelle, de résoudre un problème). Une faible maîtrise de ces fonctions pendant la petite enfance est un facteur de risque pour les performances académiques et les compétences sociales ultérieures. (…)