A l’occasion de son dixième anniversaire, l’Unité Père-Mère Bébé de Besançon a organisé une journée consacrée à la clinique du holding. Ces tables-rondes ont permis de rappeler en quoi consiste cette approche inspirée de Winnicott mais aussi de mettre en exergue sa dimension préventive et pluridisciplinaire.  Notre synthèse des échanges.

Pour être en capacité de soutenir ceux qui viennent jusqu’à eux, les professionnels de santé ont eux aussi besoin de se sentir parfois, un peu portés. C’est aussi à cela que servent les séminaires, colloques, événements anniversaires. A faire une pause dans la pratique, la décrire, l’analyser l’interroger, et, en passant, s’en féliciter. Mardi 3 octobre, l’Unité Père-Mère Bébé de Besançon fêtait ses dix ans autour d’une journée consacrée à la clinique du « holding » et avait convié pour l’occasion les professionnels de santé de la région.

Soutien et maillage institutionnels, condition sine qua non

Jean-Xavier Blanc, Directeur du centre hospitalier de Novillars, le pose en introduction : « L’Unité Père Mère Bébé est hautement spécialisée. C’est une clinique des plus exigeantes et bienveillantes. Rien ne prépare un homme et une femme à devenir père et mère. Aucune situation sociale, professionnelle familiale ne protège. » Il évoque une « clinique à haute valeur ajoutée ». Et s’adresse aux agences régionales de santé (l’ARS est partenaire de l’événement) : « Il faut rappeler aux ARS qu’elles sont les garantes de l’organisation des soins publics. Nos projets cliniques ne sont possibles que par les dotations qu’elles nous octroient. La santé publique est en crise. Winter is coming. Nous voyons des coups de rabot successifs, des attaques systématiques du cadre de travail. Le coup caché pour la société est grand. » (…)