C’est l’un des sujets les plus médiatiques du moment en matière de périnatalité. Les violences obstétricales ont été au coeur, ces derniers jours, de la publication d’un guide pratique par la Fondation des Femmes et d’un livre, le « livre noir de la gynécologie ». Le Haut Conseil à l’égalité planche lui aussi sur le sujet à la demande de Marlène Schiappa. Cette question qui n’est donc plus un tabou a fait l’objet d’une session lors des entretiens des sages-femmes. Nous y étions.

Les Entretiens des sages-femmes 2017 organisés au Palais des Congrès de Paris ce jeudi 5 octobre ont consacré une table-ronde à la problématique des violences en gynécologie-obstétrique, sujet sensible et désormais très médiatisé. Pour en parler étaient présentes Emmanuelle Phan, du Collectif Interassociatif autour de la naissance, Cécile Manaouil, médecin légiste, expert près la Cour d’Appel d’Amiens et Sophie Guillaume, sage-femme, coordonnateur en maïeutique à Necker, présidente du Collège national des sages-femmes, qui a participé à l’élaboration du DIU « Prise en charge des violences faites aux femmes, vers la bientraitance » (en savoir plus avec notre article annexe).

Emmanuelle Phan ouvre la table-ronde et prend donc la parole pour relayer le point de vue des usagers. Elle fait part des témoignages collectés par le CIANE. Tel celui-ci : « La sage-femme était froide et ne m’a rien expliqué. On m’a fait un décollement des membres, une rupture de la poche des eaux, sans aucune explication, sans rien me demander.»  (…)