Quelques semaines avant l’annonce officielle de la Stratégie pauvreté, le délégué interministériel, Olivier Noblecourt, a convié les acteurs concernés à un séminaire préparatoire sur la refonte des politiques sociales. Assez techniques, les travaux ont porté sur la gouvernance, les modalités de mise en oeuvre, l’autonomie par le travail, la mobilisation des publics en situation de pauvreté. Les enfants et la prévention précoce ont passé leur tour, remis in extremis sur le devant de la scène par Agnès Buzyn. 

Sur la plaquette officielle remise aux participants de ce séminaire préparatoire à la « stratégie pauvreté », c’est bien la délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes qui apparaît comme l’entité organisatrice. Mais d’enfance et de prévention il sera fort peu question ce jeudi matin. Les ateliers rassemblant les grands acteurs du champ social ont été consacrés à la mise en œuvre de la stratégie, au « choc de participation » qui doit permettre d’ « associer pleinement les personnes concernées », à la mise en œuvre du triptyque « ressources-accompagnement-emploi », à l’évaluation des objectifs et à l’expérimentation sur des territoires « démonstrateurs ». Sujets certainement essentiels et stratégiques mais assez éloignés de la priorité fixée au départ. (…)