Suite de notre série d’articles consacrée au rapport de la « Early Intervention Foundation » (un des neuf “what works centers” britanniques) qui a publié en juillet 2016 une très dense revue de littérature sur l’évaluation des dispositifs de soutien parental. Nous proposons ici une présentation de la partie du rapport dédiée aux programmes axés sur la gestion des troubles du comportement de l’enfant.

En introduction de cette partie, les auteurs du rapport « Des fondations pour la vie : les interventions efficaces pour soutenir les interactions parents-enfants dans les premières années » commencent par un nécessaire rappel :  l’agressivité et les comportements de défi font partie du développement normal du jeune enfant (voir à ce sujet notre entretien avec Richard Tremblay). L’agressivité culmine entre 2 et 3 ans. L’enfant remplace ensuite ces comportements violents par des stratégies plus sophistiquées de négociation et par une capacité à contrôler ses impulsions. Certains enfants vont néanmoins conserver cette violence et cette impulsivité et la recherche montre que s’il existe des facteurs de risque indépendants des parents (tempérament de l’enfant, sexe, présence de frères et sœurs), les comportements parentaux demeurent le facteur de prédiction le plus fort.