Voici un compte-rendu des conférences proposées dans le cadre de la septième édition des journées NIDCAP organisée par le Réseau de périnatalité de Franche-Comté. La première journée consacrée à ces soins du développement du bébé prématuré était problématisée autour de la notion du temps (Besançon est la ville de l’horlogerie). Vous pouvez retrouver une synthèse de ces deux journées dans un article de présentation générale.

Avant la naissance, le temps de la prévention

Docteur Emeline Maisonneuve, gynécologue obstétricien à l’hôpital Saint-Antoine à Paris

Quels sont les mode de vie et règles hygiéno-diététiques qui permettent de prévenir la prématurité spontanée ? En 2010 dans le monde, la prématurité représentait 11% des naissances vivantes, dont 85% de prématurité modérée, 10% de grande prématurité, 5% très grande prématurité.
En France, la prévalence est de 7,4% de naissances prématurées, dont 48% de prématurité induite et 52% prématurée spontanée.

Il y a des facteurs non modifiables parmi lesquels des risques sociodémographiques : âge très jeune ou au contraire avancé de la mère, une taille maternelle inférieure à 1,50m, un IMC préconceptionnel élevé ou au contraire très faible, l’origine ethnique, la situation socio-économique, la prématurité de la patiente elle même. Et des données gynéco-obstétricales : grossesses multiples, antécédent d’accouchement prématuré, parcours de PMA, un intervalle court entre 2 grossesses, une vaginose bactérienne, une malformation utérine, la parité (élément discordant puisque c’est à la fois la nulliparité et la multiparité qui sont facteurs de risque).