Que savait-on jusqu’à présent de la Protection Maternelle et Infantile, cette honorable vieille dame de 70 ans ? Etonnamment, pas grand chose, en tous cas pas dans le détail. L’Agence des Nouvelles Interventions Sociales et de Santé (ANISS), en partenariat avec l’Université du Québec à Montréal, s’est lancée dans un travail d’enquête et de décryptage des pratiques, des référentiels, des modes de supervision mais aussi de communication de la PMI, et plus précisément de son activité de visites à domicile en pré et post natal.

C’est donc une première : au-delà des données quantitatives,  comprendre un peu plus finement comment la PMI s’adresse aux familles (et à quelles familles) mais aussi comment les professionnels accompagnent concrètement les parents, via notamment les visites à domicile (VAD). Pourquoi ce focus sur les interventions à domicile ? Parce que, d’après l’ANISS, « quarante années de littérature scientifique internationale ont souligné que l’intervention à domicile est le moyen le plus efficace pour soutenir l’ensemble des parents, particulièrement ceux les plus en difficulté. » D’après les études répertoriées, plusieurs critères semblent requis pour garantir un minimum d’efficience : la précocité (débuter en pré natal), l’intensité, la durée, la régularité, la supervision, la qualification des professionnels (avec une ambivalence puisque les résultats de la recherche sont contrastés : les para professionnels apparaissent parfois plus efficaces). (…)