Les analyses effectuées à partir de la cohorte longitudinale Elfe et présentées le 13 mars lors d’une journée scientifique montrent que la France est non seulement en queue de peloton pour l’allaitement, ce qu’on savait déjà, mais qu’en plus nous avons un problème avec la diversification alimentaire.

Lundi 13 mars les chercheuses se sont succédé pour présenter leurs résultats concernant l’alimentation du tout-petit. Blandine de Lauzon-Guillain, chercheuse à l’Inserm, propose d’abord un rappel historique : la France a une histoire de mise en nourrice très ancienne. Au 18ème siècle, la pratique concernait l’ensemble de la société. En 1865 la pasteurisation permet de donner des biberons sans condamner automatiquement le bébé à mort (la mortalité demeure forte). Elle note que le biberon est vite associé la modernité et au progrès, il a permis au médecin d’avoir une place grandissante dans la technique de nourrissage et maternage, au détriment des savoirs traditionnels.