La Société Française de Santé Publique a débuté ce lundi 12 septembre un cycle de trois séminaires consacrés à l’accompagnement à la parentalité et à ses effets sur les inégalités sociales de santé, destinés aux acteurs du champ médico-social. Cette première rencontre avait pour objet de poser les éléments du débat (car débat il y a ) et de tracer des pistes de réflexions. Nous y étions.

Les intervenants sollicités par la SFSP ouvrent la journée par une analyse des implicites du sujet. Car comme le rappelle le Président de la SFSP, Pierre Lombrail, lier parentalité, santé et inégalités sociales «peut paraître incongru à certains et une évidence pour d’autres ». Pour le Ministère de la Santé en tous cas, c’est une évidence. « La loi du 26 janv 2016 sur la modernisation de la santé a renforcé les actions de prévention précoce de santé, pose Flore Moreux, de la Direction Générale de la Santé. Aider et soutenir les familles dans la fonction parentale constitue un axe essentiel de l’action sur les déterminants de santé. »
Selon Pierre Lombrail, la SFSP élargit de plus en plus son champ d’action, notamment parce que « la souffrance sociale tue beaucoup de gens aussi ». L’idée est donc d’intervenir précocement sur ces « déterminants de santé » pour éviter de voir se développer des inégalités sociales. Mais qu’entend-on par « inégalités sociales de santé» ? Quels liens entretiennent parentalité, santé et inégalités ?
Et, la question qui fâche, la précarité économique et sociale impacte-t-elle la fonction parentale ?

Des inégalités sociales de santé présentes dès la grossesse (…)