Plus de 35 pays étaient représentés parmi les participants du deuxième congrès organisé les 14 et 15 juin derniers à l’OCDE par Ensemble pour l’Education de la Petite Enfance autour du thème “Transition vers l’école : équité, qualité et innovation”.

C’est comme une antienne, le même message qui sans cesse reviendrait. Une répétition sans doute essentielle pour que dans les faits, tout change.
En ouverture de la deuxième édition du congrès de l’Association Ensemble pour l’éducation de la Petite Enfance, Gabriela Ramos, Directrice de Cabinet du Secrétaire Général de l’OCDE, rappelle à quel point le développement précoce des compétences cognitives, sociales et émotionnelles est crucial, dans l’objectif notamment d’une société plus tolérante. Il existe des facteurs prédictifs en la matière, comme la pauvreté. Un enfant sur 7 dans le monde vit dans une relative pauvreté. Il s’agit de populations qui accumulent les préjudices. « Ce qui nous préoccupe c’est que la pauvreté des enfants a un impact sur le développement cérébral », précise Gabriela Ramos.

Investir massivement dans la formation et auprès des populations vulnérables

Comment réduire les lacunes de ces enfants ? Il faut qu’avant l’entrée à l’école ces tout-petits vivent des apprentissages riches. Si la famille stimule le bébé, s’occupe de lui, c’est formidable. Mais certains enfants ne bénéficient pas de ce milieu familial favorable. « C’est sur eux qu’il faut concentrer nos efforts », martèle cette spécialiste. Ce constat posé par Gabriela Ramos d’un environnement familial moins favorable au développement de l’enfant en raison de la pauvreté n’est pas unanimement partagé en France (voir à ce sujet le dernier rapport sur le soutien à la parentalité). (…)