Le rapport consacré à la politique de la ville (c’est à dire aux banlieues sensibles) remis par Jean-Louis Borloo au Premier Ministre la semaine dernière, intitulé « Vivre ensemble, vivre en grand, Pour une réconciliation nationale », contient quelques préconisations relatives à la petite enfance.

Le rapport Borloo revient en premier lieu  sur un sujet brûlant, l’universalité de la politique familiale, et en conteste le principe, au-delà de la seule question des allocations. « Au nom de l’universalité, on donne moins à ceux qui ont moins : les enfants de familles fragiles, ceux à qui on ne parle pas français à la maison, sont accueillis moins que les autres dans les lieux de socialisation, les crèches, les jardins d’enfants, les maternelles à 2 ans… Les enfants que l’on accueille davantage dans ces lieux, ce sont ceux dont les parents maîtrisent le mieux le système. » En creux, s’inscrivant dans une tendance actuelle de contestation d’un universalisme pervers qui reviendrait à privilégier l’égalité plutôt que l’équité, le rapport se prononce pour un universalisme proportionné. (…)